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La Bible, les Evangiles, le Coran, c’est-à-dire les "règlements intérieurs" des religions monothéistes ont été écrits par des hommes. Même les théologiens l'admettent.

 Pourquoi ces règlements ont-ils été écrits par les hommes ?... Devinez !... Mais pour asservir les populations au bénéfice de ceux qui les ont écrits. « Ça en jette » de pouvoir dire au peuple que vous détenez LA vérité de la bouche de Dieu lui-même.

 Mais bien sûr, ce n’est que mon avis. Et il ne vaut que pour ceux qui le partageront, comme aurait dit Monsieur de la Palisse (dont je ne sais pas s’il adhérait à une idéologie religieuse).

 Note : Je m’intéresse aux religions, par goût pour la culture et la compréhension des phénomènes humains actuels et anciens, mais je ne suis en aucun cas un théologien pour aucune de ces religions. Si vous lisez quelque approximation ou erreur, j’assume, car je pense que l’essentiel de ce texte, issu de mes lectures et de ma réflexion est dans l'ensemble cohérent. Il a pour vocation de transmette, de faire oeuvre de pédagogie basique, à l’intention de ceux qui ne comprennent pas le gloubi-goulba des médias (TV, journaux, réseaux sociaux) qui abordent les problèmes religieux au quotidien.

  

Le Judaïsme :

 La Torah (les 5 livres) a été écrite "sous la dictée" d'un certain Moïse, ayant écouté un buisson "ardent" sur le Sinaï, qu'il a interprété comme étant la parole de "dieu". A ces 5 livres,  s'ajoutent les commentaires écrits par les rabbins qui formaient « la Tradition des Anciens » La Torah plus la « Tradition des Anciens » : voilà la compilée la Bible hébraïque, lerèglement intérieur du Judaïsme.

 Au fil du temps, les rabbins, qui étaient particulièrement prolixes, en rajoutèrent. Leurs commentaires devinrent particulièrement compliqués et tatillons et certains adeptes leur donnaient autant de valeur qu’à la Torah proprement dite.

 C’est ce qui amena, au début du 1er siècle « après lui-même », un Juif (Ce mot venant du Judaïsme) rebelle et prophète, Jésus Christ, à être très critique envers sa religion initiale, le Judaïsme …

Le Christianisme et ses courants :

 Jésus, prophète autoproclamé fils de dieu, modifia la soi-disante parole du dieu des Hébreux.

Le « règlement intérieur » ne fut pas rédigé immédiatement. En effet, ni lui ni ses disciples n'écrivirent une ligne des Evangiles. Tout fut  transmis par voie orale. Les disciples transmettaient la "parole". Et ce n'est qu'à la fin du 1er siècle que des « hommes » écrivirent les Evangiles, qui sont d’ailleurs intitulées, non pas « Evangile écrite par Machin », mais « Evangile selon Machin ... ».

 

Le Christianisme (du mot « Christ ») était né. Il avait ainsi, lui aussi, comme le Judaïsme, son propre « règlement intérieur » qui n’était d’ailleurs pas constitué des seules évangiles écrites  et qui étaient nommées le Nouveau Testament. En effet, le Christianisme y ajouta une partie de la Bible du Judaïsme, qui devint à son tour, pour eux, l’Ancien testament. Voilà, donc à son tour, le Christianisme doté de son règlement intérieur.

 Les Chrétiens se répandirent alors dans tout l’empire romain afin de convertir au Christianisme, d’autres hommes et d’autres femmes mais ... sous le manteau, car cette religion était interdite dans l'empire romain.

 Ce n’est qu’en l'an 300 que Constantin, empereur romain, qui donna son nom à la ville de Constantinople, se convertit au Christianisme. Et comme tout bon dictateur, il imposa la religion qu’il venait d’épouser à tout l’empire romain, si vaste à cette époque.

 Si le Christianisme, sous ses différents courants, existe encore aujourd’hui, les adeptes de cette religion peuvent dire merci à Constantin qui l'avait choisie, lui, pour conforter son pouvoir.

 Quels étaient ces courants qui divisèrent le Christianisme, au fur et à mesure de l’histoire et de l’appétit de pouvoir de nombreux hommes ? Les premiers furent les Catholiques, contestés par les Cathares, les Protestants, les Anglicans, les Orthodoxes, etc ... Eh oui ! les courants du Christianisme se multiplièrent, permettant ainsi à d'autres hommes d'asseoir leur pouvoir sur différents territoires.

 

L’Islam :

 Mais entre temps, au début du 7e siècle après JC (vous suivez toujours ?), apparaît, en Arabie Saoudite, à La Mecque, le « pendant » de Jésus, un autre prophète: Mahomet.

Mahomet ou Muhamad ou Mohamed était un riche commerçant ayant fait fortune grâce à son alliance maritale avec une veuve très riche, de 20 ans son aînée.

Comme Moïse, pour le Judaïsme, avait assimilé le buisson ardent à dieu, Mohamed qui « méditait » dans une grotte, entendit la voix de « l’ange Gabriel » le même qui avait fait l’annonce à Marie pour les Chrétiens. Gabriel dit à Mahomet que dieu (Allah en arabe), l’avait désigné comme prophète pour répandre une nouvelle religion: « L’Islam ».

 Encore une fois, ce ne fut pas le prophète qui écrivit le « règlement intérieur » de l’Islam dans la grotte… Peut-être n’avait-il pas de stylo sur lui pour prendre des notes ?... plus sérieusement, quoique très riche, Mahomet ne savait ni lire ni écrire. Ce fut donc, encore une fois, comme pour les autres religions, une transmission orale. Ce n’est qu’après la mort de Muhamad, en 632, que commença l’écriture du Coran, le règlement intérieur de l’Islam, par des lettrés.

 Mais avant de mourir en 632, Mahomet, devenu entre-temps chef de guerre, répandit la parole divine avec la manière forte au Proche-Orient, en Asie, en Afrique et timidement en Europe. En effet, l’Islam qui venait de naître, n’était pas une simple religion.

 L’Islam était aussi une idéologie politique qui voulait imposer aux peuples que Mahomet et ses troupes convertissaient, sa manière de vivre, de penser, de se comporter.

Non seulement croire en dieu mais aussi se comporter de la manière dont le prophète (via Gabriel, via dieu) estimait qu’il fallait se comporter.

 Comme le Christianisme, à partir de la mort de Mahomet, l’Islam ne fut jamais vraiment uni. Deux courants, les Sunnites et les Chiites s’affrontèrent. Aujourd’hui encore, on estime que 85% de la population pratiquant l’Islam est Sunnite. Les Chiites, représentant 15%.

 Mais les divisions ne s’arrêtèrent pas là. Elles reprirent au cours du 18e siècle avec la création d’un courant rigoriste, puritain et autoritaire, avec l’arrivée sur la scène idéologique religieuse et politique du Wahhabisme en Arabie Saoudite.

Le wahhabisme est une mouvance sectaire qui existe toujours en 2019, en Arabie Saoudite. Elle se caractérise par la vengeance, le nihilisme des femmes et l’interprétation stricto sensu du Coran du temps de Mahomet.

Il faut encore citer une autre mouvance: le Salafisme, trèsproche du Wahhabisme. Il est né à la fin du 19e siècle.

Wahabisme et Salafisme sont les courants de l’Islam les plus radicaux, les plus extrêmistes et les plus impitoyables. Ce sont de ces deux courants que sont nés Al-Qaida et Daesch.

 

En guise de conclusion par le profane que je suis :

Avant l’arrivée de ces trois religions monothéistes (un seul dieu), le polythéisme (plusieurs dieux) qui régnait dans les grandes civilisations (Egypte ancienne, Grèce antique, Rome antique, …) et plus avant encore, l’animisme (adoration des animaux, végétaux, objets), pratique courante chez nos ancêtres homo-Sapiens, encore chasseurs et cueilleurs, avant la révolution agricole, il y a 12.000 ans, n’avaient pas ces exigences, cette intransigeance des trois religions monothéistes, d’imposer à l’humanité, une façon de vivre, une  façon de penser, une façon de se comporter.

La tolérance, toute relative certes, était beaucoup plus grande avant l’avènement de ces trois religions monothéistes.

 C’est bien parce que ces trois religions monothéistes se mêlant, plus ou moins, selon la religion, d’affaires politiques, sociales et privées, que j’ai la certitude (en ce qui me concerne), qu’elles ont été créées, bien sûr, pour le peuple qui ne connaissait pas la science et qui avait besoin d’un giron douillet (ou autoritaire) qui le rassure, mais aussi, et surtout, parce qu’elles étaient et SONT un filon extraordinairement efficace pour asservir les peuples et permettre la domination par les puissants, dirigeants ou acoquinés à ces organisations.

 

Roland Vannier

Perpignan le 10 août 2019