Populisme 2

Les insultes, les invectives, les provocations :

C’est ce qui reste à ceux qui veulent dominer

Alors qu’ils n’ont rien de raisonnable à proposer.

Privés d’arguments, ils vomissent des accusations.

 

De leur haine aveugle, ils projettent un venin

Sur les humains dont la raison et les idées

Les empêchent de parvenir à leurs horribles fins.

Frapper et détruire deviennent leur raison d’exister…

 

Pour avoir observé, écouté, tenté de comprendre,

J’ai une préférence pour les moutons… à tout prendre.

Ils sont méchants et emplis de haine, mais par ignorance.

Le mal qu’ils font, ils n’en ont pas toujours conscience.

 

Mais les meneurs, eux, ces assoiffés de pouvoir à tout prix,

Eux sont d’une tout autre, dangereuse et obscure, confrérie.

Leur moteur ne s’explique pas par une quelconque ignorance,

Leur égocentrisme pervers est ce qui guide leur existence.

 

Si les suiveurs ne mesurent pas les effets de la calomnie,

Les manipulateurs savent bien qu’elle casse, qu’elle détruit.

Si ceux qui sont manipulés ignorent les horreurs du passé,

Les meneurs, eux, sont prêts à les leur faire ressusciter.

 

Ces meneurs se sont appelés « Guide », « Duce », « fürher »…

Pour croître, ils se nourrissent du fumier, de ce qui va mal.

Ils affolent le peuple jusqu’à en faire une sourde fureur.

Au Peuple, ils lui disent ce qu’il veut entendre, ces chacals.

 

Au fond de leur âme obscure, les démagogues méprisent le Peuple fragile.

Quelle tristesse de voir ces braves gens se livrer à ces horribles crocodiles.

Les mouvements populistes seront toujours les ennemis de la démocratie,

Tant qu’il restera des hommes qui veulent être conduits pour vivre leur vie.

 

Dans ces moments-là, les nationalistes se disent patriotes.

Pourtant, quelque soit leur parti, pas un n’aime vraiment sa patrie.

Ces gens-là n’ont pas besoin d’aimer. Ils vivent pour détester,

Exclure, repousser ce qu’ils ignorent, par peur de perdre leur passé.

 

Ces gens-là sont des ennemis du futur.

Ces gens-là ne laissent aucune chance à nos enfants.

Ces gens-là veulent que tout reste comme avant. Leur «avant ».

En fait, ces gens-là n’aiment pas les gens heureux.

 

Roland Vannier

Toulouges le 6 septembre 2018