rêve

 

Fermer les yeux... Respirer doucement…

Oublier un peu la folie du monde dément.

Dessiner un arc-en-ciel et le contempler,

Allongé sur un tapis de mousse bouclée.

 

Regarder le ciel et son apparente finitude,

Illusion pour les regards en quête de certitude.

Boire l’énergie d’un monde en expansion,

Oublier son « Moi » pour y entrer, en fusion.

 

Caresser d’amour cet océan mystérieux,

Plonger avec délice dans l’inconnu des cieux.

Se faire accepter pour que s’entrouvre le bleu

De cette immensité qui s’offre à nos yeux.

 

D’abord, les nuages… C'est étonnant les nuages!

Je n'en connais aucun qui soit véritablement sage.

Ca court, ça file, se déforme, rejoint un attelage,

Puis tout à coup devient énorme, et prend ombrage.

 

L’imagination sait voir dans le monde des illusions,

Se laisser aller au gré d’improbables constructions :

Silhouettes d’animaux, créatures de science fiction,

Amenant doucement notre esprit à la méditation.

 

Cloués sur la planète par la force gravitationnelle,

On regarde, envieux, glisser, sur l’air, les hirondelles

Qui dessinent, avec grâce et liberté, des figures irréelles.

Un peu plus haut, un avion tire un trait dans le ciel.

 

Plus loin encore, dans cette immense mer universelle,

Nos engins spatiaux, vaisseaux de l’aventure nouvelle

Font avancer modestement nos connaissances humaines

Vers l’extraordinaire espoir qui nous guide et nous mène.

 

Allongés sur le dos, la tête dans les nuages

Rêver, inventer et découvrir un nouvel âge,

Vouloir percer les secrets de l’Univers

Pour que, toujours, l’Humanité espère.

 

Roland Vannier

Perpignan le 30 octobre 2018