prédateur

 

Il s’en va à reculons, Pépère Mélenchon.

Il n’avance pas, il recule, le vieux ronchon.

Après quarante ans de carrière politique,

Il veut resservir sa vieille  sauce soviétique.

Il na rien compris, le vieux pépère aigri.

Il s’appuie sur de vieilles lunes, aboie et crie.

 

Il ne sait pas que….

La révolution ne prend pas dans les démocraties

Sauf à vouloir les remplacer par la tyrannie.

 

Son grand amour n’est pas la nation France

Bien qu’il s’y soit servi en argent et en importance.

Il n’aime personne. Ah si, j’oubliais : son nombril,

Lui et rien d’autre. Seul dans son monde infantile,

Il veut que le monde tourne autour de ses voeux

Comme un enfant immature et capricieux.

 

Il ne veut pas savoir que….

Les Hommes et les nations doivent s’adapter au contexte

Et que le changement est dans la nature même de la vie.

 

Avec la langue de bois qu’il manipule à merveille

Avec ses gestes, ses envolées de tribun carte vermeille,

Il séduit ceux qui ne comprennent plus ce monde,

Qui ont peur et sont dépassés par ces nouvelles ondes.

Le tribun ne cherche plus à donner du sens, du fond.

Il les séduit par la forme, les envolées, la gesticulation.

 

Il sait bien que…..

Quand on a rien à dire ou à proposer comme solutions sensées,

Il faut crier, surjouer, dire tout et son contraire, invectiver et abîmer.

 

Libéré des valeurs morales qu’au temps passé on lui prêta,

Il n’a plus aucun scrupule et libère toute sa paranoïa.

Il se dit victime d’un complot médiatique et dès qu’il peut,

Il accourt sur les plateaux TV ou radio, pour étaler son ego.

Un jour, il se déchaîne sur un sport corrompu et indigne

Pour le lendemain mieux faire les éloges de ce sport.

 

Sait-il vraiment ce qu’il dit quand….

Il pleure sur la fatigue que lui procure son  simple mandat de député.

Qu’en serait-il alors s’il était devenu président à l’Elysée ?

 

Mes études, je les dois à l’école laïque de notre République.

On m’y a appris ses valeurs et ses héros magnifiques.

On m’y a appris son histoire, sa grandeur et ses tragédies.

J’y ai compris l’immense danger du populisme et de la démagogie

Et voilà qu’aujourd’hui, à la montée du populisme couleur brune,

S’ajoute une couleur rouge qu’un ancien Républicain sort de la brume.

 

Pauvres Voltaire, Rousseau, Diderot, vous qui pensiez que les Humains seraient frères,

Et allaient, par la victoire sur l’ignorance, sortir enfin vers des siècles de lumière.

 

C’était sans compter sur les prédateurs de la démocratie.

 

Roland Vannier

Perpignan le 13 juillet 2018