ephemeredanica

 

La lumière baisse peu à peu, doucement,

Et tire lentement un trait sur l’horizon.

On se demande où s’en va le temps

Quand il s’enfuit loin de nos raisons.

Dernier voyage sur le chemin de l’inconnu.

Peurs et angoisses tordent et réveillent

Notre squelette et notre corps mis à nu.

Prends-moi la main, comme à un enfant.

 

Nous pensions tout savoir sur tout,

Mais la lumière s’écoule vers l’espace-temps

Et nous entraîne vers un voyage tellement fou

Vers des endroits de l’univers où se fige le temps.

Je dois apprendre à lâcher ces si fragiles certitudes,

Toutes ces inutiles richesses et tous ces artifices.

Il nous faut savoir affronter sereinement la solitude

Et accepter le moment de l’obscur précipice.

 

Les humains ne meurent pas. Ils terminent leur vie.

La mort n’existe que pour ceux qui survivent

Et qui pleurent l’absence de ceux qui en ont fini.

C’est seulement pour les vivants que la douleur est vive.

Nous sommes seulement, tout comme l’animal et le végétal

Dont la vie est éphémère sur notre planète terre,

Des voyageurs de passage à la destination mystère

Dont beaucoup ignorent que l’amour est le principal.

 

De ce qu’il se passe après, on peut croire ce qu’on souhaite,

Ce ne sont plus qu’hypothèses, suppositions, croyances.

Qu’elles viennent des dieux, des sectes ou de la science,

Aucune ne sait. Aucune. Il n’est pas de vérité toute faite.

Il n’est d’ailleurs pas important que LA vérité règne.

Il suffit d’être en paix avec soi et avec le cours de sa vie.

La mort n’est pas triste quand la vie fut pleine.

Elle n’est pas tragique. Elle n’est que souffle qui finit.

 

Seul compte d’avoir réalisé ses rêves,

Avoir aimé, imaginé, appris et donné la vie.

 

Roland Vannier

Toulouges le 2 avril 2018