alliterations

 

Le phare effare le nénuphar

Dont le fard, sous ce dard, s’égare.

Les yeux hagards,

Le teint blafard,

Le cafard accapare le nénuphar….

 

C’est alors qu’il hèle une libellule

Qui loue l’île où pullulent

Les alouettes zélées.

« A l’aide, louable libellule ailée ! 

Belle alliée, lie la lueur,

Lie-la de liens dans l’heure

Et Eole, mon allié,

T’allouera les alizées.

 

Ainsi fut fait...

Et aussitôt le feu défait,

Cette folle fleur fanée,

Se fit feu follet.

Soudain, un frisson souffla,

Et, sur le vent félin,

Le frêle insecte s’effaça….

 

Eh !... Il fallait bien une fin.

 

Roland Vannier

Fond de tiroir non précisément daté.

Années 1980