cabane abandonnée

 

C’est un tout petit rayon de soleil

Qui, lentement et doucement, a tiré

Du plus profond de son sommeil

Mon amie l’araignée.

Elle avait tissé sa toile

Afin de pouvoir s’y reposer,

Par une nuit sans étoile

Du dernier été.

 

La cabane est remplie d’herbes folles,

De chardrons et de souvenirs qui volent.

Mais le temps qui a lézardé ses murs

Lui a laissé sa tendre désinvolture.

 

Jouissifs flashs-backs de l’enfance,

Rêves éclatants d’adolescence

Images lumineuses et couleurs

Remontant soudain du fond du cœur.

 

Roland Vannier

Toulouges le 6 janvier 2018