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Petit matin perdu

Au creux d’une brume hivernale,

Un arbre qui n’en finit plus

D’agiter sa silhouette banale.

Herbes longues recouvertes

De grosses perles de sueur Nature

Et une odeur encore verte

Qui vous rappelle qu’on est impur.

 

C’est le moment où le soleil

A peine sorti de sa torpeur,

A peine tiré de son sommeil,

Vient vous réchauffer le cœur.

Instantané des photos floues

Heure où les ruisseaux exhalent

De fins brouillards un peu fous,

Douces enveloppes matinales.

 

Roland Vannier

Toulouges le 26 décembre 2017