silhoettes soleil couchant

 

Le jour s’éteint doucement.

Il s’enfuit, calme et serein,

Chassé inexorablement

Vers d’autres lointains.

 

Les choses deviennent silhouettes,

L’horizon ondule sur le ciel,

Ses creux, ses bosses, ses crêtes,

A l’heure du flou, de l’irréel…

 

Le cri strident du grillon

Monte, incessant, de la prairie

Qu’entourent, impassibles, tels des centurions,

De grands arbres à la cime déjà jaunie.

 

A travers les feuillages

S’infiltrent des lueurs blanches et orangées.

A l’heure où dorment les pâturages,

S’illumine la vallée.

 

Roland Vannier

Gérardmer, septembre 1978